Der Rechte Weg – Peter Fischli / David Weiss

Der Rechte Weg (Le Droit Chemin) est le deuxième film tourné par Fischli & Weiss. Les rôles principaux, un rat et un ours, sont tenus, comme dans leur film précédent (Der Geringste Widerstand, 1981), par les artistes eux-mêmes.
Ces deux animaux qui parlent et sont de même taille dans le film nous introduisent immédiatement dans un monde où nos repères sont bannis. Ainsi, Fischli & Weiss peuvent s’attaquer sans complexes à nos tabous, à nos valeurs et à nos règles de bienséance. Ils s’attellent à nous décrire avec humour et à travers un voyage initiatique les difficultés et les joies engendrées au quotidien par nos rapports avec les autres.

Au début, l’ours vient perturber la vie tranquille du rat au sein de son terrier. Celui-ci vit paisiblement, ne pensant qu’à se nourrir et à se reposer. L’ours l’a simplement suivi, car il trouvait qu’il chantait bien; c’est ainsi que naît cette relation. Le rat explique son lien fort avec la Nature, qui occupe d’ailleurs une place privilégiée dans le film : il ramène de ses promenades des racines qu’il dépose autour de son antre, afin de le protéger. Il déclare être lui-même issu d’une racine et souhaite montrer à l’ours comment y pénétrer. Ce sera le point de départ de leur voyage, ou plus exactement de leur errance, puisque leur périple est constitué d’une suite d’épisodes qui s’enchaînent sans véritable but. Les personnages se déplacent dans ce paysage de montagne sauvage et idéal, sans jamais se fixer d’itinéraire, mais en suivant leur instinct.

L’objectif émis au départ « d’entrer dans une racine », c’est-à-dire en quelque sorte de réintégrer le statut de fœtus, se trouve tout à coup réalisé sans qu’ils ne s’en rendent tout à fait compte. Ils vivent un instant de bien-être baignés par une eau chaude au sein d’une grotte, lieu secret et inaccessible, véritable matrice, dans laquelle ils pénètrent presque contre leur gré. Entraînés par un courant, ils seront expulsés de ce cocon et lâchés au milieu d’un grand lac à l’eau glacée. S’ensuivent des sentiments d’angoisse et de souffrance exprimés sans ambages : « je dois partir d’ici,  je ne veux pas mourir, je veux rentrer à la maison ».

Ils traversent ensuite toutes sortes d’épreuves marquées par les émotions les plus diverses : la solidarité et la toute-puissance («nous pouvons tout, nous avons tous les droits, nous sommes les êtres suprêmes »), mais aussi la trahison, lorsque l’ours fait croire au rat qu’il est malade et faible pour ne pas devoir aller chercher la nourriture quotidienne, ou encore la vengeance. Ils sont parfois sujets à des sentiments contradictoires: le rat souhaiterait être assez dur pour abandonner l’ours qui est affaibli et représente un poids pour lui, mais il n’y parvient pas. Ensemble, ils commettent le crime (ils tuent le cochon qui était devenu leur compagnon de route) et affrontent le châtiment (leur repas est finalement indigeste); ils ressentent de la compassion pour une tortue qu’ils remettent sur ses pattes, mais ne sont jamais remerciés pour leur sollicitude et se questionnent donc sur le bien-fondé d’une telle bonne action. C’est d’ailleurs le désir d’aider à nouveau leur prochain, des chiens errants, qui les conduira à leur perte : ils les suivront jusqu’à leur déchéance.

Véritable métaphore du chemin de la vie, Der Rechte Weg mêle les certitudes qui nous sont indispensables afin de surmonter les doutes qui nous assaillent constamment. L’aventure des personnages s’achève devant une mer de brouillard, symbolisant l’inconnu de la mort, où ils donnent un concert final.
La contradiction évidente entre le titre du film qui ne laisse place à aucune incertitude et son contenu, une errance qui était aussi symptomatique du film Der Geringste Widerstand, est une nouvelle démonstration de la recherche constante de Fischli & Weiss à ordonner le monde, mais aussi de leur échec dans cette quête absolue.

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Upptrader med boktryckarmaskin – Lisa Boda

milesstock

Black Book Black

  • Black Book Black består av:
    Miles O’Shea: Skådespelare, dansare och konstnär.
    Alexia de Visscher: Grafisk designer och bok­makare.
    Olivier Deprez: Konstnär, träsnittsexpert och serie­roman­skapare.
    Fotografen Thomas Boivin dokumenterar turnén för en framtida utställning.
    Läs mer: blackbookblack.net

I dag är fransk-belgisk-irländs­ka konstkollektivet Black Book Black, BBB, inhyst i biblioteket på Kulturhuset. Där presenterar de en tryckeri­performance som de turnerar runt med på bibliotek i olika länder.

Influenserna och innebörden bakom verket ”A black is a black is a black” är komplext, visar det sig under samtalet med BBB-medlemmen Miles O’Shea, som nätt och jämnt hunnit landa i Stockholm och ta ett varv runt Kulturhusets bibliotek när DN når honom. Så vi värmer upp med något enklare, vad som händer under själva performancen: En bok trycks. På en träsnittsmaskin, enbart bilder, allting i svart.

Miles O’Shea kommer att vara posterad bakom den hemmabyggda maskinen för att svara på frågor.

– Det är en väldigt interaktiv performance. Människor blir alltid så entusiastiska, de vill lukta på bläcket, känna på det organiska papperet. Det är så mycket märkliga gamla redskap som används när man trycker böcker som ingen känner till.

Processen väcker också frågor om vad en bok egentligen kan vara.

– Och om hur bibliotek är organiserade, tillägger Miles. Om du har en bok utan titel, författare och ord, var i biblioteket ska du placera den? I konsthyllan, eller den för filosofi, litteratur? Går man tillbaka i tiden var det ofta ett anonymt kollektiv som stod bakom, inte en författare.

BBB känner stämningen och anpassar varje bok till det specifika biblioteket.

Vad har du fått för intryck av Kulturhusets bibliotek?
– Jag har inte sett så mycket än, men det som slog oss alla var: Var är alla blonda människor? säger Miles skämtsamt på sin sjungande irländska.

Titeln då, varför denna besatthet av svart? Miles svarar med att lista gruppens idoler. Dels kommer de från filmen, svartvita klassiker med Buster Keaton tillhör favoriterna. Konstnärerna Claude Monet och Kazimir Malevitj är också stora influenser. Monet för att han hävdade att svart är en egen färg, inte som många påstod avsaknaden av färg. Ryssen Malevitj gjorde avtryck i konsthistorien genom den abstrakta konstinriktningen suprematism, och sin målning ”Svart fyrkant på vit bakgrund” (som föreställer just det).

Black Book Black i sin tur jobbar vidare på sitt eftermäle som kollektivet som hyllade svart genom att trycka unika bilderböcker på bibliotek världen runt.


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Paul Wilson

fallfall1fall2

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Robert Rauschenberg on his Erased de Kooning Drawing

rauschenberg_eraseddekooning

knocked on his door,

I’d like to erase one of his drawings.

He said

he wasn’t going to make it easy for me.


And he didn’t.


Spent 4 weeks erasing that drawing,

15 different types of erasers..


And


there’s a drawing on the other side

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Etienne Chambaud

glc-ec-abimes-09

Le Comble, 2007, peinture acrylique et magnétique sur toile, aimants et documents divers. (Collection Fonds National d'Art Contemporain)

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BBB is everywhere II

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BBB Self Portrait of The Horse in Holland

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In June 2008 The BBB exhibited the first BBB Self Portrait of The Horse with the text “How To Make A Horse” in Haarlem, Holland at the Galerie 37 Spaarnestad as part of the Stripdagen Haarlem Festival.

06062008882

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