Category Archives: Texts

Présentation du projet « The rollertabletower’story »

A. Auteurs

Miles O’Shea et Olivier Deprez.
Responsable du Blog « The rtt’s story » : Sophie Weverbergh.

B. Description du protocole de la performance

1. La performance se déroule en interaction avec une bibliothèque.

2. Un livre aux pages noires est créé pour l’occasion. Le livre est publié à deux exemplaires. L’un appartient aux artistes et l’autre à la bibliothèque.

3. Le format du livre et son apparence sont en rapport avec la forme et l’apparence de la bibliothèque.

4. Un exemplaire du livre est remis à la bibliothèque lors de la performance.

5. Le livre ne doit pas être indexé et doit changer de rayon régulièrement.

6. Le livre peut être emprunté par un adhérent à la bibliothèque et doit être remis à la bibliothèque par l’emprunteur au plus tard un mois après l’emprunt. L’emprunteur s’engage à remettre le livre à la bibliothèque en signant un contrat rédigé par les artistes. L’emprunteur autorise les artistes à publier son nom et son adresse sur le blog.

7. Le livre noir peut être l’objet d’un prêt inter-bibliothèques.

8. Le blog recense la liste des emprunteurs à travers le monde (une façon de créer une internationale des lecteurs du livre noir aux pages noires).

9. Un cycle de gravures en rapport avec la bibliothèque est créé.

10. Lors de la performance, des gravures noires sont imprimées. Ces gravures sont datées et signées par Miles O’Shea et Olivier Deprez et sont remises à la bibliothèque.

11. Une vidéo est tournée pour garder en mémoire la performance.

12. Le matériel qui résulte de la performance appartient à la bibliothèque. C’est-à-dire les gravures noires imprimées lors de la performance, le livre noir remis lors de la performance et le cycle de gravures créées en rapport avec la bibliothèque.

13. La bibliothèque s’engage néanmoins à mettre ce matériel à disposition si une exposition ou autre événement nécessite un prêt.

14. La performance est itinérante. La performance se déroule partout dans le monde afin de mettre en évidence des éléments culturels et sociaux divergents (et convergents) quant au rapport avec le livre.

15. Le travail s’organise en deux temps. Les artistes se déplacent une première fois pour réaliser un travail de repérage, rencontrer l’équipe des bibliothécaires, prendre connaissance de l’espace, des lieux, de l’histoire de la bibliothèque. Entre le premier séjour et le second s’écoulent trois mois minimum.

Temps nécessaire pour :
a. concevoir un protocole de performance adapté au lieu et à la bibliothèque
b. créer le cycle de gravures en rapport avec la bibliothèque
c. élaborer le livre noir qui sera remis à la bibliothèque

16. Un blog bilingue français vs anglais est créé, il rassemble la documentation et présente le récit d’une machine à imprimer des gravures sur bois. Le blog est le lieu où les liens qui se tissent sont visibles. Le site de chaque bibliothèque y est recensé.

17. Le noir est le principe actif, la source et l’énoncé principal de la performance qui ne dira rien d’autre qu’elle-même. La rencontre de la machine dont le noir est la source et qui ne produit que du noir (imprimé) avec les lieux divers libère cependant un ensemble de connotations (connotations qui ne sont pas définissables a priori puisque seule la rencontre en temps réel déclenche le processus).

18. Dès que le matériel accumulé est suffisant, une exposition présente un état des lieux de la création.

19. Une bibliothèque de voyage, « la bibliothèque aux livres noirs » (le meuble et non le lieu), sera construite pour rassembler les livres noirs créés au fil du temps.

20. Un livre reprenant la totalité des gravures réalisées en fonction des différentes bibliothèques sera publié au moment où la matière accumulée sera suffisante.

C. Historique

Le projet de « l’histoire d’une machine à imprimer des gravures sur bois » est né de la rencontre de deux artistes. Miles O’Shea et Olivier Deprez se sont rencontrés lors de la création par Koen De Sutter de la pièce de théâtre « The attendant’s gallery » en 2006/2007. Le travail de création de cette pièce produite par Het Lod a été l’occasion de créer un duo articulé autour d’une machine roulante à imprimer des gravures (the rollertabletower).

Un protocole de la performance a été publié dans le numéro 11, 2007, de la revue « Formules ».

L’académie internationale d’été de Libramont 2007 (Belgique) a été le lieu qui a servi de laboratoire pour une première mise en scène de la RTT.

Un blog beta a été créé pour rendre compte de l’évolution du projet : https://woodywoodcutter.wordpress.com/

Miles O’Shea vient du monde du théâtre et du cinéma. Il vit à Berlin. Olivier Deprez vient du monde de la bande dessinée d’avant-garde (membre de Frémok), il vit à Rogues (Cévennes). Sophie Weverbergh qui gère le blog est doctorante en linguistique à l’Université Libre de Bruxelles, elle vit à Ittre (Brabant).

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Description of the Performance “BLACK BOOK BLACK”, which will be organised in collaboration with Olivier Deprez and Miles O’Shea (hereafter known as “The Operators”) and a Library.

1. In a Library two black books of black pages will be produced, silently, by The Operators.

2. One copy of the Black Book will belong to the Library, one to The Operators.

3. The dimensions and the material features of the Black Book will depend on the form and material properties of the Library.

4.The two Black Books will be produced by printing from black engravings on the “rtt”, the “rollertabletower”, a portable woodcut-press vehicle.

5. During the Performance a certain number of black engravings are printed. These engravings and prints will be dated and signed by The Operators and then officially presented to the Library.

6. As part of the Performance, on completion of the two books one Black Book will be officially presented to the Library.

7. The output of the Performance will become the property of the Library. The output will entail:
the engravings used during the Performance in the Library
the black prints produced during the Performance
the completed Black Book presented officially to the Library.

8. The Performance will be filmed by The Operators.

9. The Library may be asked to keep the material available to loan to The Operators if it is needed for an accompanying exhibition.

10. The Performance is a travelling one. It can be produced anywhere in the world, highlighting the socially and culturally shifting ways in which people interact with books. The Performance’s basic principle is the nomadic.

11. As soon as the output of the Performance is sufficient an exhibition will be created to present an overview of the ongoing process.

12. In time, a specific Library will be built so that all the Black Book’s kept by the Operators produced during the Performances can be physically housed in one place. It will be called “The Library of Black Books”, one Library with only Black Books and all over the world, many Libraries with only one Black Book.

13. Black is the active principle, the source, and the main statement
of the performance, which will mainly expose its own idea and form. The
project depends on the encounter between the machine whose motor is the
colour black and its results which are nothing else than variations on
printed black. Nevertheless, the whole process creates a set of
connotations that cannot be defined beforehand for the process is
started by an encounter in real time.

14. In tandem with the Performance, a multi-lingual blog has already been created, http://www.woodywoodcutter.wordpress.com
At the moment it is in French and English but we hope to expand its languages as other Librairies become involved from other countries. We hope to add Flemish, German, Russian and Japanese in the near future.

15. Description of the BLACK BOOK BLACK blog.
It’s aim is to gather all documentation on the project and to tell the story of the “rtt”, the machine for the printing of woodcut engravings. The blog is the place where all the links that are established thanks to the Performances become visible. The BLACK BOOK BLACK blog will include the website of each participating Library. We hope to also include a list of “The International Readers of the Black Book”, those that have borrowed a BLACK BOOK from one of the Libraries involved.
All details of exhibitions, reviews, comments and Performances at Librairies will be detailed and promoted on the BLACK BOOK BLACK blog.

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Describing the Protocol of the Performance entitled
« a black is a black is a black »

to Kazimir Malevitch

The performance « a black is a black is a black » is a hymn to the colour black, a self-representation of this colour through the means of wood-engraving, a tribute spanning the century to Kazimir Malevich’s wart, a prayer to the great nothing, a foregrounding of the material aspects of the colour black, a way of presenting its production, a transposition of the mystical sentence “a rose is a rose is a rose”, the circle in which the artist is dwelling, a landscape, a question, a situation, an action, something that might correspond with a prose poem, an act of resistance to meaning, a closing, an opening. The action perfomed is utterly simple : a printer prints black engravings and offers them to the audience. The printing machine is also a showcase displaying various engravings presenting the action and telling the printer what he has to perform.

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Présentation du projet « The rollertabletower’story »

A. Auteurs

Miles O’Shea et Olivier Deprez.
Responsable du Blog « The rtt’s story » : Sophie Weverbergh.

B. Description du protocole de la performance

1. La performance se déroule en interaction avec une bibliothèque.

2. Un livre aux pages noires est créé pour l’occasion. Le livre est publié à deux exemplaires. L’un appartient aux artistes et l’autre à la bibliothèque.

3. Le format du livre et son apparence sont en rapport avec la forme et l’apparence de la bibliothèque.

4. Un exemplaire du livre est remis à la bibliothèque lors de la performance.

5. Le livre ne doit pas être indexé et doit changer de rayon régulièrement.

6. Le livre peut être emprunté par un adhérent à la bibliothèque et doit être remis à la bibliothèque par l’emprunteur au plus tard un mois après l’emprunt. L’emprunteur s’engage à remettre le livre à la bibliothèque en signant un contrat rédigé par les artistes. L’emprunteur autorise les artistes à publier son nom et son adresse sur le blog.

7. Le blog recense la liste des emprunteurs à travers le monde (une façon de créer une internationale des lecteurs du livre noir aux pages noires).

8. Un cycle de gravures en rapport avec la bibliothèque est créé.

8. Lors de la performance, des gravures noires sont imprimées. Ces gravures sont datées et signées par Miles O’Shea et Olivier Deprez et sont remises à la bibliothèque.

9. Une vidéo est tournée pour garder en mémoire la performance.

10. Le matériel qui résulte de la performance appartient à la bibliothèque. C’est-à-dire les gravures noires imprimées lors de la performance, le livre noir remis lors de la performance et le cycle de gravures créées en rapport avec la bibliothèque.

11. La bibliothèque s’engage néanmoins à mettre ce matériel à disposition si une exposition ou autre événement nécessite un prêt.

12. La performance est itinérante. La performance se déroule partout dans le monde afin de mettre en évidence des éléments culturels et sociaux divergents (et convergents) quant au rapport avec le livre.

13. Un blog bilingue français vs anglais est créé, il rassemble la documentation et présente le récit d’une machine à imprimer des gravures sur bois. Le blog est le lieu où les liens qui se tissent sont visibles. Le site de chaque bibliothèque y est recensé.

14. Le noir est le principe actif, la source et l’énoncé principal de la performance qui ne dira rien d’autre qu’elle-même. La rencontre de la machine dont le noir est la source et qui ne produit que du noir (imprimé) avec les lieux divers libère cependant un ensemble de connotations (connotations qui ne sont pas définissables a priori puisque seule la rencontre en temps réel déclenche le processus).

15. Dès que le matériel accumulé est suffisant, une exposition présente un état des lieux de la création.

16. Une bibliothèque (le meuble et non le lieu) de voyage sera construite pour rassembler les livres noirs créés au fil du temps. Elle sera désignée comme « la bibliothèque aux livres noirs ».

C. Historique

Le projet de « l’histoire d’une machine à imprimer des gravures sur bois » est né de la rencontre de deux artistes. Miles O’Shea et Olivier Deprez se sont rencontrés lors de la création par Koen De Sutter de la pièce de théâtre « The attendant’s gallery » en 2006/2007. Le travail de création de cette pièce produite par Het Lod a été l’occasion de créer un duo articulé autour d’une machine roulante à imprimer des gravures (the rollertabletower).

Un protocole de la performance a été publié dans le numéro 11, 2007, de la revue « Formules ».

L’académie internationale d’été de Libramont 2007 (Belgique) a été le lieu qui a servi de laboratoire pour une première mise en scène de la RTT.

Un blog beta a été créé pour rendre compte de l’évolution du projet : https://woodywoodcutter.wordpress.com/

Miles O’Shea vient du monde du théâtre et du cinéma. Il vit à Berlin. Olivier Deprez vient du monde de la bande dessinée d’avant-garde (membre de Frémok), il vit à Rogues (Cévennes). Sophie Weverbergh qui gère le blog est doctorante en linguistique à l’Université Libre de Bruxelles, elle vit à Ittre (Brabant).

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un noir est un noir est un noir

Description du protocole de la performance intitulée
« un noir est un noir est un noir »

à Kazimir Malevitch

La performance « un noir est un noir est un noir » est un hymne à la couleur noire, une autoprésentation du noir par le biais de la gravure sur bois, un salut à travers le temps à l’oeuvre de Kazimir Malevitch, une prière au grand néant, une mise en évidence de l’aspect concret de la couleur noire, une présentation d’un processus de production du noir, une transposition de l’expression mystique « une rose est une rose est une rose », un cercle à l’intérieur duquel l’artiste se promène, un paysage, une question, une situation, une action, l’équivalent d’un poème en prose, une action de résistance au sens, une fermeture, une ouverture. L’action est simple : un imprimeur imprime des gravures noires et les distribue au public. Sur la machine, des gravures sont affichées qui présentent l’action et dictent à l’imprimeur ce qu’il doit faire.

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